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Dans un thé, l'énergie lors de la production importe autant que le terroir... Dooars, Inde.

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Le commerce équitable

Notre approche aux Jardins de Gaïa

Quand Arlette Rohmer, militante de la première heure, fonde les Jardins de Gaïa il y a vingt ans, elle rêve alors de vendre des thés bons, bio et « justes ».

Pépinière du jardin de Putharjhora - Dooars, Inde

Pépinière du jardin de Putharjhora – Dooars, Inde

Il était impensable que les producteurs qui respectent leur terre en produisant bio et avec lesquels Arlette a tissé au fil des années des liens forts, ne soient pas respectés eux-mêmes.

La production bio et le commerce équitable ont toujours été indissociables dans l’esprit de la fondatrice des Jardins de Gaïa et l’idée de devoir justifier des pratiques justes par des labels, semblaient même incongrus à l’époque.

Mais à l’heure actuelle, où les messages marketing peuvent masquer des pratiques parfois douteuses, ces labels sont devenus une nécessité et les Jardins de Gaïa s’y conforment de manière aussi claire et transparente que possible.

Si aujourd’hui certains pointent les imperfections parfois réelles des systèmes de labélisation, nous pensons qu’il est nécessaire de réaffirmer leur utilité et de présenter la manière dont nous travaillons avec nos partenaires.

Dès l’origine, la volonté d’Arlette Rohmer a été de travailler en direct avec des « petits producteurs », afin d’avoir la possibilité de promouvoir une agriculture à échelle humaine, multiplier les choix et améliorer plus facilement les qualités de thés au fil des récoltes.

Ces relations directes sont une des clés de voûte du développement continu de notre entreprise.

 

Elles ont dès le départ, et ce bien avant nos premières labélisations en commerce équitable (Max Havelaar en 2001), été basées sur une volonté partagée de travailler sur des projets équitables, éthiques et durables.

Coopérative de Potong : soutien à la mise en place de l'irrigation du jardin de thé Gaïa Bari - Darjeeling, Inde

Coopérative de Potong : soutien à la mise en place de l’irrigation du jardin de thé Gaïa Bari – Darjeeling, Inde

Juste rémunération, préfinancement, transparence, réciprocité des échanges sont autant d’exigences qui ont pour objectif de rendre les producteurs plus autonomes et de favoriser leur développement.

Car pour Arlette Rohmer « L’exploitation de l’Homme par l’Homme n’est pas une fatalité. Développer des relations commerciales harmonieuses, respectueuses de l’autre, sont des valeurs avec lesquelles nous ne transigeons pas. Cela nous demande plus d’efforts et de patience, mais le jeu en vaut la chandelle ».

Aux Jardins de Gaïa, nous sommes convaincus que notre succès nous le devons aux liens étroits qui nous lient depuis des années aux producteurs avec qui nous travaillons main dans la main, que nous connaissons personnellement et que nous voyons régulièrement en nous rendant sur place dans leurs exploitations.

Dans ces relations, les cahiers des charges précis des labels que nous avons adoptés pour leur pertinence, sont d’excellents outils de mesure sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour améliorer et développer les projets des producteurs aussi bien que nos pratiques commerciales.

Visite d'Arlette Rohmer à l'école Tuo Chan à Da Zhang Shan- Zhejiang, Chine

Visite d’Arlette Rohmer à l’école Tuo Chan à Da Zhang Shan- Zhejiang, Chine

Citons par exemple les exigences en termes économiques relatives à la gestion de la prime du commerce équitable. Elles permettent d’impulser une dynamique de groupe qui favorise les échanges, la prise d’initiatives, la démocratie.

Même si nous allons toujours au-delà de ces cahiers des charges, notamment par la mise en place et le respect de cahiers des charges internes propres aux Jardins de Gaïa, ils donnent des idées directrices en définissant clairement des objectifs à atteindre.

Les labels WFTO et Max Havelaar avec lesquels nous travaillons sur le commerce équitable ne sont pas des fins en soi, mais des moyens de changer les choses.

Pour nos clients, ils ne sont pas à considérer comme des «faire-valoir», mais des garanties minimums que nous nous devons de leur fournir sur la manière dont nous travaillons tout au long de la filière.

Leurs cahiers des charges constituent une base de travail précieuse, qui accompagnée d’une réelle volonté de faire évoluer le monde vers plus de partage, fait avancer celui-ci.

Les témoignages de nos producteurs qui s’étaient déplacés en France à l’occasion de l’anniversaire de nos 20 ans abondent en ce sens (ces vidéos sont disponibles sur notre chaîne YouTube).

Réunion des membres du CA de la coopérative de Wupperthal (Afrique du Sud), en compagnie d'Arlette Rohmer et Aurélie Servol

Réunion des membres du CA de la coopérative de Wupperthal (Afrique du Sud), en compagnie d’Arlette Rohmer et Aurélie Servol

Ils sont autant d’encouragement à persévérer dans une voie qui a fait ses preuves et qui ne demande qu’à être améliorée pour répondre aux nouvelles attentes de part et d’autre des frontières.

Aujourd’hui à la faveur d’une trentaine de projets partenaires dans le monde, 70% de nos thés sont garantis issus du commerce équitable.

Au-delà de ces systèmes de labélisations, nous nous impliquons depuis plusieurs années au niveau local comme au niveau national, dans les associations de promotion du commerce équitable telles que la Plateforme du Commerce Equitable (www.commercequitable.org) dont nous sommes administrateurs, ou le COLECOSOL dont nous sommes membre du bureau (www.colecosol.fr).

Notre adhésion à la Plate-Forme pour le Commerce Équitable (PFCE) a notamment fait suite à une évaluation stricte de leur part de nos pratiques sociales, environnementales et économiques. Points forts et axes de progrès ont été relevés, nous permettant d’améliorer encore nos pratiques.

Plus d’infos sur la PFCE…
« Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine ».
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, article 23.